En droit français, toute uvre de l'esprit, du fait même de sa création, est protégée par le droit d'auteur.
En conséquence, seul l'auteur, ses ayants droit ou ses ayants cause (l'éditeur auquel les droits ont été cédés, les héritiers
) peuvent autoriser ou interdire toute forme de reproduction ou de représentation de ses uvres.
En ce qui concerne le droit de reproduction par reprographie, la loi du 3 janvier 1995, venue compléter le Code de la propriété intellectuelle, a marqué une étape importante dans l'exercice de ce droit.
En effet, le législateur, devant les dommages causés à l'édition par l'abus de cette pratique, a prévu que le droit de copie soit traité collectivement par les auteurs et les éditeurs par l'intermédiaire d'une société de gestion collective créée à cet effet (art. L 122-10 du CPI). On parle de gestion collective obligatoire.
Le CFC, agréé par le ministère de la Culture est l'unique cessionnaire de ce droit pour le livre et la presse en France. En conséquence, les autorisations de reproduction par reprographie d'uvres protégées ne peuvent pas être directement délivrées par les auteurs et les éditeurs de ces publications mais uniquement par le CFC.
Ainsi, tout ayant droit est susceptible de recevoir des redevances, dès lors que ses uvres sont photocopiées par un organisme disposant d'un contrat avec le CFC. Cette loi a en effet prévu que tout établissement, toute société, tout organisme, effectuant des photocopies d'extraits de livres, de journaux ou de revues, sur le sol français, doit conclure un contrat avec le CFC pour que ces reproductions soient licites.
En contrepartie de ce contrat d'autorisation de reproduction, le CFC perçoit des redevances de ses cocontractants, recueille les références bibliographiques des uvres copiées et les volumes de copies réalisés puis reverse les sommes perçues aux auteurs et aux éditeurs concernés.
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